A force de parcourir les océans à bord de son piano à voiles travesti en voilier, Naik a ramené dans ses bagages deux fameux musiciens à propos desquels on se demande si ils n'auraient pas traîné leurs boutons de nacre ou leur archet dans le port embrumé de Buenos Aires ou sur une improbable péniche du côté du canal Saint Martin.

 

En effet, Amélie Castel à l'accordéon et Olivier Guillaume à la contrebasse puisent leurs musicalités aux sources de Astor Piazzolla et de Henri Teixier pour magnifier les compositions paroles et musiques de la chanteuse.

 

Cet incroyable trio fait le grand écart entre le jazz et la poésie, le swing et la chanson, le rythme et les images, le tout tantôt en pétard, tantôt lyrique ou tantôt ironique.

 

A coups de jeux de mots et d'accords dérangés, on prend place à côté du guéridon de marbre blanc et sous le halo d'un mythique (mais bien réel) décor à la Prévert et Kosma.